Concession historique de La-Croix-de-Pallières près de Saint-Félix-de-Pallières
Umicore mesure la complexité propre aux anciens sites miniers et assume pleinement ses responsabilités, dans le respect du cadre juridique en vigueur. Nous restons déterminés à travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes, dans une démarche constructive, afin d’identifier des solutions adaptées, efficaces et durables permettant de réduire l’exposition aux résidus issus des anciennes activités minières.
Histoire minière
L’activité minière aux abords de Saint-Félix-de-Pallières a débuté au XIXe siècle. Elle portait principalement sur l’extraction du zinc et de métaux associés présents dans un sous-sol riche en minerais.
En 1913, l’État français a accordé la concession minière de La-Croix-de-Pallières à la Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne, qui a par la suite intégré Union Minière, prédécesseur d’Umicore.
Les métaux extraits servaient à produire du zinc raffiné destiné à protéger l’acier contre la corrosion. Ils contribuaient ainsi à prolonger la durée de vie de nombreux équipements et ouvrages dans les secteurs de la construction, des transports et de l’industrie, notamment les équipements routiers, les clôtures, les ponts, les gouttières et les toitures, accompagnant ainsi le développement industriel.
En 1971, Union Minière a décidé de fermer les mines, puis a engagé la procédure de renonciation à ses concessions minières. Des travaux de mise en sécurité ont été réalisés sur le site, et l’État français a accepté la restitution de la dernière concession en 2005.
Un ancien site minier progressivement reconquis par la nature
Contrairement à d’autres exploitations de la région, aucune structure n’a été conservée sur les sites de la concession de La-Croix-de-Pallières, au point que les traces de son passé minier ont aujourd’hui presque entièrement disparu. Depuis cinquante ans, la forêt et la végétation ont progressivement reconquis une partie des lieux, donnant parfois à tort l’impression d’un espace de promenade ou de loisirs.
Il importe toutefois de rappeler qu’il s’agit toujours d’un ancien site minier. Pendant des siècles, depuis l’époque romaine, et sous plusieurs propriétaires successifs, ce territoire a avant tout été consacré à l’extraction de minerais. Les personnes qui s’y rendent peuvent encore être exposées à des concentrations élevées de métaux résiduels tels que le plomb, le zinc et le cadmium.
Les mesures de réhabilitation ont pour objectif de réduire l’exposition aux résidus issus des anciennes activités minières et de contribuer, sur le long terme, à la protection des personnes et de l’environnement, sous le contrôle des autorités compétentes.
La réhabilitation d’anciens sites miniers s’inscrit dans la durée. Chaque site présente des caractéristiques techniques, environnementales et réglementaires qui lui sont propres. Avant toute intervention, des études approfondies et des expertises sont donc nécessaires, de même que la validation des autorités compétentes.
Travaux de réhabilitation passés et récents à La-Croix-de-Pallières
La Digue – Des résidus stabilisés, confinés et sous surveillance
Umicore a procédé à la fermeture de l’ancienne zone minière conformément à la législation et aux prescriptions des pouvoirs publics alors en vigueur, dans le cadre de la restitution des concessions à l’État.
Dans un premier temps, les anciennes installations minières ont été réaménagées et mises en sécurité. Ces travaux ont notamment consisté à démolir des bâtiments, à combler les ouvertures et à remettre le site en état.
Les premiers travaux de confinement de la digue à stériles de La Digue ont été réalisés en 1996. Un dispositif de drainage a été installé, comprenant un fossé périphérique autour de la digue et une conduite la traversant, afin d’empêcher les eaux de surface de s’infiltrer dans l’ancienne digue. Celle-ci a ensuite été entièrement recouverte d’une couche d’argile, reprofilée, puis recouverte d’une couche de terre végétalisée de 30 à 50 cm afin de la protéger et de favoriser son intégration dans le paysage.
En 2016, en coopération avec l’État, Umicore a engagé des travaux complémentaires afin de renforcer le confinement de la digue à stériles. Ceux-ci ont notamment porté sur la remise en état des zones érodées, la revégétalisation et la mise en place d’enrochements destinés à limiter l’accès au site.
Sous le contrôle de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), placée sous l’autorité du préfet, Umicore a fait réaliser une étude géotechnique approfondie. Sur la base des recommandations formulées à l’issue de cette étude, Umicore a procédé en 2021 au remplacement complet de la couverture de la digue afin d’assurer durablement le confinement des stériles.
Ces travaux ont été achevés en 2023. Depuis, le site est entièrement clôturé et fermé au public.
La digue à stériles se trouve sur une parcelle soumise à des servitudes d’usage. En dehors de cette parcelle, Umicore n’est propriétaire d’aucun terrain situé dans le périmètre de l’ancienne mine.
Au moins quatre fois par an, une société d’ingénierie spécialisée inspecte la digue à stériles dans le cadre d’un programme permanent de prévention mené en collaboration avec les autorités concernées. Cette surveillance vise notamment à vérifier l’intégrité des dispositifs de confinement, en particulier le système de drainage, la couverture végétale et les protections contre l’érosion.
L’ensemble des travaux a été réalisé sous la supervision de l’État, conformément aux dispositions de l’arrêté préfectoral n° 30-2020-06-24-002 du 30 juin 2020.



Issart – Retrait sécurisé des résidus et revégétalisation
En concertation avec les services compétents de l’État, une proposition de gestion des résidus miniers présents dans la zone d’Issart a été soumise en 2019.
À l’issue d’études de faisabilité et d’investigations complémentaires menées en 2023, l’État a approuvé, au printemps 2024, la solution de réhabilitation proposée.
Les travaux ont consisté à retirer les résidus présents sur le site. Les matériaux ont été acheminés vers une installation de traitement agréée, où ils ont été stabilisés puis stockés. Les zones traitées à Issart ont ensuite été remblayées à l’aide de matériaux propres, dont l’origine était contrôlée. La végétalisation a été réalisée par hydroensemencement afin de favoriser une repousse rapide et homogène.
Les travaux ont débuté fin octobre 2024 et se sont achevés fin janvier 2025. Ils ont été réalisés conformément aux dispositions de l’arrêté préfectoral n° 2018-11-072 du 29 novembre 2018.

Puits n° 1 – Mise en sécurité dans l’attente d’une solution définitive
Le puits n° 1, situé à proximité de la zone d’Issart, est un ancien ouvrage minier situé dans le périmètre minier historique de Saint-Félix-de-Pallières. Afin d’écarter tout risque immédiat, son entrée est actuellement fermée par un platelage métallique reposant sur des poutrelles. Cette mesure temporaire a été mise en place à l’initiative d’Umicore, en accord avec la commune, dans l’attente d’une solution définitive.
Umicore a toujours préconisé la mise en place d’une solution de mise en sécurité pérenne conforme au ‘Guide de bonnes pratiques pour la mise en sécurité des ouvrages miniers débouchant au jour ’ (29 juin 2012, réf. DRS-12-126117-07379A), publié par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS). L’INERIS est un établissement public placé sous la tutelle du ministère chargé de l’Environnement et reconnu pour son expertise en matière de prévention des risques industriels et miniers.
À court terme, Umicore prévoit de mettre en place une solution de mise en sécurité définitive.
Projets en cours et à venir à La-Croix-de-Pallières
GFA de la Gravouillère – Stabilisation des stériles dans l’attente des autorisations
Pour le site des Haldes du GFA de la Gravouillère, situé en face de La Digue, Umicore a proposé une solution de gestion des matériaux sur place, comparable à celle mise en œuvre à La Digue. Le projet de réhabilitation prévoit notamment la stabilisation des talus, la mise en place d’une couverture de protection ainsi que des dispositifs de gestion des eaux pluviales.
La solution de réhabilitation proposée par Umicore a été présentée aux parties prenantes dans le cadre du Comité de suivi et d’information (CSI) en 2020, 2021, 2023 et 2025. Lors de ces réunions, Umicore a présenté le plan de gestion ainsi que l’évaluation réalisée par l’expert de l’après-mine concernant le traitement des stériles présents sur la parcelle du GFA de la Gravouillère. La solution a été officiellement approuvée par des arrêtés préfectoraux pris en octobre 2023 et en janvier 2026.
Sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires, les travaux débuteront au second semestre 2026 et devraient durer environ six mois.
Mine Joseph – Des études complémentaires nécessaires
La mine Joseph faisait autrefois partie de la concession de Valleraube et a été exploitée pour le plomb et le minerai de fer pyriteux. Cette ancienne galerie minière a été fermée en 1955 et la concession a été restituée à l’État au début des années 2000.
Situé dans une zone à la topographie difficile et d’accès limité, le site nécessite des études techniques complémentaires. Celles-ci se poursuivront tout au long de l’année 2026. Leurs résultats seront transmis aux autorités afin de déterminer la solution la plus adaptée au site.